3 réactions au sujet de « Le Boulevard à vélo en pointillé »

  1. Bonjour, Satisfaite en partie qu’une piste cyclable est prévue pour les tronçons 1 et 4,
    Maintenant il reste à finir les travaux engagés et qui stagnent. Alors nous savons que ce n’est pas votre domaine, mais les pressions sont nécessaires pour faire avancer les travaux. Force de constater que ceux-ci
    avancent à pas très lents.
    Merci pour ces information sur le net.
    Très cordialement

    1. Non seulement les travaux avancent très lentement, mais la piste cyclable est partagée avec les piétons sur les tronçons 1 et 4. En plus les cyclistes devront se risquer sur les tronçons 2 et 3 partagés avec les véhicules motorisés. Ce n’est pas avec de telles mesures que Rochefort développera les moyens de locomotion doux. Envoyer ses enfants à l’école en vélos dans notre ville relève d’une prise de risque inconsidérée.

  2. Ce que nos représentants à la Ville de Rochefort ne peuvent ignorer :
    – la « forte demande de stationnement de riverains et la réalisation de noues » ne sauraient constituer des observations permettant de se soustraire à l’obligation d’aménagement imposée par la loi. Ainsi le gestionnaire de voirie est tenue, selon la loi LAURE, à l’occasion de rénovation des voies urbaines, l’aménagement d’itinéraires cyclables « adaptés, destinés à assurer, la sécurité des cyclistes » (article L. 228-2 du code de l’environnement).
    Le non-respect des ces dispositions peut aboutir à l’annulation des délibérations approuvant le projet et déclencher, en cas d’accident impliquant un cycliste, après la réalisation de l’aménagement contesté, le mécanisme de responsabilité pénale personnel du Maire prévue à l’article L 2123-34 du code général des collectivités territoriales.
    – si la règle instaurée par le décret du 30 juillet 2008 est que les cyclistes sont autorisés dans les deux sens, il n’existe aucune règle imposant le maintien du stationnement automobile ; celui-ci reste une occupation privative du domaine public et ne saurait donc être opposé à l’application du décret de 2008.
    – un aménagement cyclable à proximité ne saurait constituer une alternative à l’aménagement visé, même éloigné de (seulement) 150 mètres (Association Collectif Vélos en Ville contre la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole, tribunal administratif de Marseille, 25 avril 2017).
    – les trottoirs sont réservés exclusivement aux piétons et assimilés (personne à mobilité réduite en fauteuil, les personnes qui conduisent à la main un cycle ou un cyclomoteur, les personnes qui conduisent une voiture d’enfant, de malade ou tout autre véhicule de petite dimension). Seuls les enfants de moins de 8 ans peuvent y circuler à vélo (sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police, à la condition de conserver l’allure du pas et ne pas occasionner de gêne aux piétons (Art. R.412-34). Un trottoir doit être “ repérable ” et mais aussi “ détectable ” pour répondre aux besoins des piétons non ou mal voyants, et des personnes malentendantes. Une bande cyclable sur un trottoir ne peut pas être considérée comme un aménagement cyclable.
    Ainsi les bandes cyclables doivent être uniquement réalisées sur la chaussée.
    Le tronçon 1 du Boulevard Pouzet ne semble pas répondre à cette disposition.
    – d’autre part, la circulation des cyclistes, en termes de continuité de circulation apparaît difficilement concevable au vue des aménagements réalisés depuis le troncon n°1 vers le futur tronçon 2,
    – le traitement de surface projeté pour le Boulevard Pouzet est à reconsidéré en tant qu’opportunité d’axe fort de déplacement à vélo. Spécifiquement, alors que l’enquête portée par la ville de Rochefort en 2016 révélait qu’en priorité (26%), les usagers et les riverains souhaitaient disposer d’une piste cyclable sur l’ensemble de son tracé, il apparaît que, les profils de voies n’intègrent que partiellement le vélo,
    – les résultats de l’enquête menée par la Fédération des Usagers de la Bicyclette en 2017 (soit près de 10 ans après la mise en oeuvre de la zone 30 sur la ville de Rochefort) avaient conclu à un manque de sécurité des déplacements à vélo ; il sera utile d’examiner si cette tendance se justifie dans l’enquête actuellement en cours (parlons-velo.fr),
    – la nouvelle loi d’orientation des mobilités, et des assises de la mobilités les ayant précédées, fixe pour horizon, un triplement de la part des vélos dans la circulation globale d’ici 2024 ; en tant que gestionnaire de voirie, la ville de Rochefort ne peut ignorer sa capacité à faciliter les circulations des modes de déplacements dits actifs (piétons-vélos) pour atteindre le volume de déplacements attendu de l’Etat,
    – enfin il convient de rappeler que l’automobile est responsable de 30% des émissions de CO2 à l’échelle de la planète et qu’il est sans doute de notre responsabilité collective de limiter de toutes nos forces ces émissions qui, si l’on écoute des rapporteurs du Giec ainsi que, plus récemment, certains éminents scientifiques américains, conduiraient la ville de Rochefort à adopter un nouveau plan d’urbanisme.

    Références :
    http://www.securite-routiere-plus.com/medias/files/pistes-cyclables-et-trottoirs.pdf
    https://ffvelo.fr/wp-content/uploads/2013/10/CHARTE-CYCLABLES-2016.pdf
    https://wiklou.org/wiki/La_LAURE
    https://www.actu-environnement.com/media/pdf/news-34458-lom.pdf
    https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-la-route/le-code-de-la-rue

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